Océania. Hélène Montardre.


Oui. Hélène Montardre encore. Évidement quand j’aime un auteur, j’ai tendance à regarder ce qu’il a écrit d’autre.   « Océania » est un roman écologique en quatre tomes, publié chez Rageot, qui semble assez engagé dans ce domaine. Nous sommes entrées dans ce roman, et nous l’avons lu d’une traite, à deux, nous avons organisés des tours de rôle. Puis j’ai cédé, et j’ai attendu pour pouvoir le finir. Encore une fois, l’écriture  d’Hélène Montardre tient son récit, et le récit nous embarque dans une aventure dans un monde où la montée des eaux, ça y est, où les gouvernements incapables n’ont pas su anticiper, et où le seul endroit qui a su se protéger par une digue, refuse l’immigration, et les sans papiers.

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L’héroïne a 16 ans mais le roman est tout à fait accessible dés 8 ans. Il y a eu un moment où j’ai eu une petite angoisse que finalement une romance prenne le dessus sur l’aventure et, surtout le thème qui y est développé. Mais finalement, même si l’histoire d’amour reste présente, (et hyper soft, ça va toujours pour les 8 ans), il y a tout le reste. Hélène Montardre a documenté son sujet, autrement dit, ça pourrait très bien arriver.

Et tous les thèmes abordés permettent d’appréhender notre actualité, pour peu que l’on en ai envie. Un ouvrage lucide, sans complaisance, et de qualité.

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ça se gâte un peu avec le 3eme tome, après un tiers du bouquin lu, j’ai appris que c’était mon tour, parce que bof… Comme les deux tomes avaient été dévorés, j’étais drôlement surprise, et je me suis donc immédiatement attelé à sa lecture.

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En effet, il y a une problème avec ce troisième tome. Je ne sais pas s’il y a eu longtemps entre la parution des deux premiers, et celui ci, où si c’est un moment dans l’écriture où l’auteur faisait le point, mais presque toute la première partie du roman sert à raconter ce qui s’est passé dans les deux deux tomes précédents. Et c’est vrai, c’est long. D’autant plus, que c’est au travers de dialogues, qu’il y a peu d’action. J’ai persisté dans ma lecture, parce que l’histoire m’intéresse, et que je voulais avoir le fin mot. Parce que je ne voulais pas croire que l’écriture échoue après tout ce qui était déjà mis en place. Mais ça, ce n’est peut être pas un argument qui peut rattacher un enfant à sa lecture.

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Je suis la seule à avoir lu le quatrième tome. Je suis donc ici la seule à connaître la fin de l’histoire. Mais j’ai envie de recommander ce livre. Parce que cette histoire est vraiment très chouette, très contemporaine, qu’elle s’appuie sur des arguments scientifiques et qu’il y a une relation privilégiée entre les guetteurs, et les oiseaux, la part de rêve. Les personnages sont franchement découpés et se révèlent pourtant ambivalents, nous laissant loin de tout manichéisme.

Et puis un jour, je rappellerai que peut être, il faudrait reprendre la lecture du tome 3 abandonné… et que comme ça fera longtemps, ça sera bien de se rappeler tout ce qui en fait le début!

 

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